Entre les Mondes

La Précieuse Vie Humaine

Attachons-nous à reconnaître le caractère si précieux de chaque journée …
Si nous développons le Sens de l’incertitude de l’heure de notre mort, Nous utiliserons alors mieux notre Temps …
Dalaï Lama

L’accompagnement d’un proche, d’un ami, d’un parent, d’un enfant vers un autre Monde n’est pas qu’un processus psychologique, il est avant tout un geste humain, énergétique et profondément spirituel. L’acte d’accompagner est sacré …

Les Sens et les éléments…

En premier lieu, nous prendrons conscience que nos sens cessent progressivement de fonctionner. Un moment viendra ou nous entendrons le son des voix qui nous entoure mais nous ne seront plus capable de comprendre le sens des ces paroles…Cela signifie que la conscience de l’ouïe aura cessé de fonctionner. Puis en regardant un objet, nous pourrons en percevoir la forme mais non les détails. Cela signifie que la conscience de la Vue aura commencé à s’affaiblir. De même pour notre sens de l’odorat, celui du goût, et celui du toucher…


Le moment où les perceptions sensorielles commencent à nous abandonner marque la 1ère phase du processus de dissolution…
Les 4 phases suivantes accompagnent la dissolution des éléments : Tout le monde ne passe pas par ces stades, ni nécessairement dans cet ordre :

L’élément Terre

Nos forces physiques commencent à décliner, nous sommes vidés de toute énergie. Sensation de lourdeur et nous ne trouvons de confort dans aucune position. Notre teint pâlit et nous devenons blêmes. A mesure que l’agrégat de la forme se dissout, nous devenons faibles et fragiles, notre esprit s’agite… et doucement une somnolence nous gagne… Signe que l’élément Terre se résorbe dans l’élément Eau… Le souffle lié à l’élément Terre est de moins en moins capable de fournir un support à la conscience.

« Le signe interne qui apparaît alors à l’esprit est la vision d’un mirage chatoyant »

L’élément Eau

Nous commençons à perdre le contrôle des fluides de notre corps ; nez, yeux, parfois même incontinence. Difficulté à bouger la langue, le bouche et la gorge s’assèchent, les lèvres se crispent… La sensation de soif apparaît… tremblements et mouvements convulsifs. Les sensations corporelles diminuent peu à peu alternant la douleur au plaisir, le chaud au froid. L’Esprit s’embrume, devient impatient, irritable et fébrile. L’élément Eau se dissout dans le Feu, qui devient l’élément de support prédominant de la Conscience.

 

« Le signe interne est alors une vision de brume d’où s’élèvent des volutes de fumée tourbillonnantes »

L’élément Feu

La bouche et le nez se dessèchent complètement. Toute la chaleur du corps nous quitte peu à peu… Le souffle devient froid lorsqu’il passe par le nez et la bouche. Nous ne pouvons plus boire ni digérer quoi que se soit. L’agrégat de la perception se dissout et l’Esprit alterne entre clarté et confusion. Nous percevons de plus en plus difficilement ce qui est extérieur… L’élément Feu se dissout dans l’Air ; il est moins capable de servir de base à la conscience, tandis que l’aptitude de l’élément Air à jouer ce rôle devient plus manifeste.

« Le signe interne est alors la vision d’étincelles rouges scintillantes qui dansent au-dessus d’un feu, telles des lucioles »

L’élément Air

La respiration se fait de plus en plus difficile, rauque et haletante. Les inspirations sont courtes et laborieuses, les expirations longues. A mesure que l’agrégat de l’intellect se dissout, notre esprit est désorienté et nous n’avons plus conscience du Monde extérieur. Tout devient indistinct. Les dernières sensations de contact avec l’environnement physique disparaissent… Ce qui se produit est la dissolution de l’Elément Air dans la Conscience…

« Le signe interne est la vision d’une torche enflammée ou d’une lampe émettant une lueur rouge »

Les inspirations sont de plus en plus superficielles, les expirations de plus en plus Longues… A ce stade, le sang se rassemble et pénètre dans le canal de Vie situé au centre du Cœur. Trois gouttes de sang s’y réunissent, l’une après l’autre, provoquant trois longues et ultimes expirations…Ce processus mène à la base primordiale de la nature de l’esprit, dans toute sa pureté et sa simplicité naturelle. Tout ce qui l’obscurcissait est maintenant écarté et la nature véritable est révélée.     A mesure que meurent la colère, le désir et l’ignorance, nous devenons de plus en plus purs.

Tout le processus devient un déploiement de l’état de notre Esprit lumineux dit de « Claire Lumière »

Texte tiré d’un petit guide « Vivre et mourir sans regret » qui offre un recueil de citations et quelques idées basées sur la philosophie bouddhiste Tibétaine Mahayana